J'ai toujours aimé dessiner.
J'ai donc toujours dessiné.
Donc finalement, j'ai su dessiner.


Mon entourage m'a alors très tôt sollicité pour une multitude de commandes, au début anodines : dauphins, princesses et poneys pour les filles ; power rangers et sous-marins nucléaires extra-terrestres avec triples missiles cracheurs de lave à 100000°C pour les garçons.

Ainsi, j'ai vite appris à satisfaire des clients aux critères esthétiques aussi variés qu'exigeants. Leurs demandes évoluant avec leur âge (tête de la prof de français sur une photo de dinosaure, pochette d'un CD gravé, affiche d'un festival étudiant...), je me suis tout naturellement tourné vers les outils magiques qu'offre l'informatique.
C'est ainsi que je passais du statut de dessinateur de service à celui, ô combien respectable et gratifiant, d'Infographiste... ou même mieux : de Graphic Designer.

Au moment de décider de mes études supérieures, j'ai choisi une filière non artistique (la charpente-couverture) afin de rester autodidacte dans ce domaine.
Je voulais ainsi conserver une originalité et un précieux appétit artistique que n'importe quelle école d'art aurait pris soin d'anéantir par son fonctionnement uniformisant et soporifique.

Être autodidacte est pour moi un vrai atout. Cela me permet de ne pas être tributaire d'une formation acquise une certaine année et qui m'aurait gratifié d'un confortable diplôme d'infographiste à vie, mais de devoir constamment prouver et améliorer mes compétences, me tenir au courant des nouveautés graphiques et techniques, etc.

Cela m'a aussi permis d'élargir mon savoir tantôt aux techniques de communications, tantôt à la création web quand mes clients et mes envies me le suggèrent.
Puisque je ne suis pas enfermé dans l'intitulé d'un diplôme, mon travail n'est porté que par ma propre motivation et guidé par les besoins de mes clients ;

Ce qui explique (enfin, j'y suis arrivé...) le qualificatif d'infographiste auto-moteur.